Mentorat entre apprentis : l’École Nationale des Fleuristes renforce l’accompagnement des jeunes

À l’École nationale des fleuristes, l’accompagnement des jeunes en alternance s’enrichit d’un nouveau dispositif : le mentorat entre apprentis. Avec le programme « Hélène & les Mentors », développé par l’association WALT, des apprentis ayant déjà acquis une certaine expérience peuvent accompagner d’autres jeunes tout au long de leur formation.
L’objectif est simple : permettre aux apprentis de bénéficier des conseils d’un pair qui connaît déjà les réalités de l’alternance, les premiers pas en entreprise et les difficultés que l’on peut rencontrer lorsqu’on découvre un métier. Un soutien complémentaire à celui des formateurs et des maîtres d’apprentissage, fondé avant tout sur l’écoute, l’échange et le partage d’expérience.

Un mentorat entre apprentis pour mieux vivre l’alternance

Commencer une formation en alternance représente un véritable changement de rythme. Il faut apprendre à passer du centre de formation à l’entreprise, découvrir les attentes du monde professionnel, trouver sa place dans une équipe et gagner progressivement en autonomie. Pour certains jeunes, cette période peut aussi faire naître des doutes ou des interrogations qu’ils n’osent pas toujours exprimer.

Le programme « Hélène & les Mentors » repose justement sur cette proximité entre jeunes. Un apprenti plus expérimenté devient mentor et partage son expérience avec un autre jeune. Il peut lui apporter des conseils, l’aider à prendre du recul ou simplement être disponible pour échanger lorsqu’une difficulté apparaît.
Le mentor n’a pas vocation à remplacer un formateur ou un responsable en entreprise. Son rôle est différent : il apporte le regard de quelqu’un qui a lui-même connu les débuts de l’alternance et qui peut donc comprendre certaines situations de manière très concrète.
 
Pour les apprentis fleuristes, ce soutien peut se révéler particulièrement utile. Découvrir le métier, suivre le rythme d’une boutique, accueillir les clients, progresser dans les techniques florales ou travailler pendant les périodes de forte activité demande du temps et de l’adaptation. Pouvoir discuter avec un jeune ayant déjà traversé ces étapes constitue alors un point d’appui supplémentaire.

« Hélène & les Mentors » : l’expérience des jeunes au service des jeunes

Le principe du programme développé par WALT est de créer des binômes entre mentors et mentorés. La relation se construit ensuite autour des besoins du jeune accompagné.

Les échanges peuvent concerner aussi bien l’intégration en entreprise que l’organisation du travail, la confiance en soi ou la manière de réagir face à une difficulté. Le mentor peut partager ce qui l’a aidé dans une situation comparable et encourager son binôme à solliciter les bons interlocuteurs lorsque cela est nécessaire.

Cette approche permet également de valoriser l’expérience des apprentis. Une difficulté surmontée, une méthode trouvée au fil de la formation ou une meilleure compréhension du fonctionnement de l’entreprise peuvent devenir des conseils utiles pour un autre jeune.
 
Le mentorat fonctionne donc dans les deux sens. Le mentoré bénéficie d’un accompagnement supplémentaire, tandis que le mentor développe lui aussi des compétences importantes comme l’écoute, la communication, la prise de recul ou la capacité à transmettre son expérience.

Créer davantage d’entraide à l’École Nationale des Fleuristes

Au-delà de l’accompagnement individuel, l’arrivée du mentorat répond également à une volonté de développer une communauté d’entraide entre apprentis.

Dans une école professionnelle, l’apprentissage ne se fait pas uniquement en cours ou en entreprise. Les échanges entre jeunes jouent eux aussi un rôle important. Les apprentis peuvent partager leurs expériences, leurs méthodes de travail et leurs conseils, tout en découvrant que certaines difficultés sont communes à de nombreux parcours.

Cette logique correspond particulièrement bien aux métiers de savoir-faire, dans lesquels la transmission occupe une place centrale. À l’École nationale des fleuristes, elle permet d’étendre cette culture du partage au-delà des gestes professionnels : l’expérience personnelle de l’alternance devient elle aussi quelque chose que l’on peut transmettre.
 
Le mentorat peut ainsi contribuer à renforcer les liens entre les jeunes et à faciliter l’intégration de ceux qui commencent leur formation.

Un programme porté par WALT

Derrière « Hélène & les Mentors » se trouve WALT, une association engagée dans l’accompagnement et la valorisation de l’alternance. Elle travaille avec les jeunes, les centres de formation d’apprentis et les entreprises afin de développer des outils destinés à faciliter les parcours.

Le programme bénéficie du soutien du ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative ainsi que de NOVAPEC. Il s’inscrit également dans le dispositif « 1jeune1mentor », dans la continuité du plan « 1jeune1solution ».

Le mentorat est déjà déployé dans plusieurs établissements. Selon les données communiquées par WALT pour l’année scolaire 2024-2025, 483 binômes ont été accompagnés à l’échelle nationale. Parmi les participants, 92 % des mentorés se déclaraient satisfaits de leur expérience, tandis que 87 % des mentors estimaient avoir eux aussi bénéficié concrètement de leur engagement.
 
Ces résultats montrent que la relation de mentorat peut apporter quelque chose aux deux parties : un soutien pour celui qui est accompagné, mais également une expérience valorisante pour celui qui transmet.

Un accompagnement supplémentaire pour les futurs fleuristes

Avec ce programme, l’École Nationale des Fleuristes ajoute un nouvel outil à l’accompagnement proposé aux apprentis. Le dispositif ne remplace pas le suivi pédagogique ou professionnel déjà en place. Il vient le compléter grâce à une relation différente, basée sur la proximité entre jeunes.

Pour les apprentis, savoir qu’une personne ayant déjà vécu les mêmes étapes peut les écouter et partager son expérience peut faciliter certains moments du parcours. Une question posée au bon moment ou un conseil concret peuvent parfois suffire à éviter qu’une difficulté ne s’installe.

En favorisant le mentorat, la transmission et l’entraide, l’École Nationale des Fleuristes cherche ainsi à créer un environnement dans lequel les jeunes peuvent non seulement apprendre leur métier, mais aussi s’appuyer les uns sur les autres pour progresser.

Une nouvelle façon de transmettre l’expérience

Avec « Hélène & les Mentors », l’expérience acquise par les apprentis devient une ressource collective. Les jeunes déjà avancés dans leur formation peuvent transmettre ce qu’ils ont appris à ceux qui débutent et contribuer, à leur échelle, à faciliter leur parcours.

Pour l’École nationale des fleuristes, ce dispositif s’inscrit dans une démarche plus large d’accompagnement des apprentis et de sécurisation des parcours en alternance. Il rappelle aussi qu’apprendre un métier ne repose pas seulement sur l’acquisition de techniques : la confiance, les échanges et la solidarité peuvent eux aussi jouer un rôle important dans la réussite d’une formation professionnelle.