(Source : VED.EARTH, Rapport de restitution Bilan Carbone® 2024, 19 mars 2026)
Face aux enjeux environnementaux qui transforment le métier de fleuriste, l’École Nationale des Fleuristes (ENF) fait de la réduction de son empreinte carbone un axe important de sa démarche RSE (Responsabilité Sociétale des entreprises). En 2024, l’établissement a réalisé son premier Bilan Carbone® afin de mieux mesurer son impact et d’identifier des pistes d’amélioration.
1. Mesurer pour mieux agir
Réalisé avec le bureau d’études VED.EARTH, ce premier Bilan Carbone® s’inscrit dans une démarche volontaire. Pour l’ENF, l’objectif est double : mesurer les émissions liées à son activité et identifier les principaux leviers permettant de réduire son impact environnemental. Le bilan constitue également un outil pédagogique destiné à sensibiliser les futurs professionnels de la fleuristerie aux enjeux de la transition écologique.
Cette démarche prend tout son sens dans un secteur où les questions d’approvisionnement, de saisonnalité, de transport, de déchets et de consommation de ressources occupent une place croissante.
2. Du Bilan Carbone® aux actions concrètes
Le Bilan Carbone® ne constitue pas une finalité en soi. À l’ENF, il accompagne une réflexion plus large sur les pratiques de l’établissement. Parmi les engagements affichés figurent notamment la réduction des déchets, le tri et le recyclage des déchets verts, ainsi que la maîtrise des consommations d’eau et d’électricité. L’école cherche également à limiter l’utilisation du papier grâce aux écrans et aux tablettes numériques.
L’établissement agit aussi directement sur le gaspillage floral. Les fleurs utilisées pendant les formations peuvent ainsi être revendues à moindre prix afin de leur offrir une seconde vie plutôt que de les jeter.
3. Former les fleuristes de demain
L’un des enjeux majeurs de cette démarche est la transmission. L’ENF intègre désormais les questions de RSE dans ses enseignements, avec notamment une sensibilisation à la traçabilité, aux achats responsables et au management responsable. Les apprentis sont également invités à réfléchir à l’origine et à la saisonnalité des végétaux ainsi qu’à la gestion des invendus et des déchets.
L’ambition affichée est ainsi de préparer des professionnels capables de conjuguer créativité, savoir-faire floral et responsabilité environnementale. Une évolution qui accompagne la transformation progressive du métier de fleuriste et les nouvelles attentes des consommateurs
4. Un premier bilan pour engager une transformation durable
Avec ce premier Bilan Carbone®, l’École Nationale des Fleuristes franchit donc une étape importante dans sa politique RSE. La démarche permet de passer d’une sensibilisation générale aux enjeux environnementaux à une réflexion plus concrète sur l’impact de ses activités et sur les moyens de le réduire.
Pour l’école, l’enjeu dépasse ainsi ses propres locaux : il s’agit aussi de donner aux futurs fleuristes les outils nécessaires pour faire évoluer durablement les pratiques de toute la filière florale.